Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 09:29
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Aujourd'hui, je laisse la parole à Florian Toumit, analyste tennis, pour un regard sur le football.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu! c'est ma règle et j'y tiens.
Dans les noms des partants on ne verra pas le mien.


Onze, quatorze, seize joueurs, plus l’encadrement. La donne qui en résulte n’est pas bien belle au prisme du Pluriel de Georges Brassens. Quoique, quand on regarde Hatem Ben Arfa, on se dit que les exceptions existent, mais cela demeure une spécialité française, tant dans la vie que dans son orthographe et sa grammaire.
 
Je suis atterré pour la deuxième fois en trois ans par le monde du ballon rond, son hypocrisie, son lien avec le politique. A quand une laïcité dans le football ? La séparation avec l’Etat, et laisser les fidèles soutenir leur religion ? Mes deux héros du football français, Zinedine Zidane et Thierry Henry, ont trahi mes idéaux d’amoureux du sport. Quand Hugo Lloris prend la place de nouveau hérault de notre onze national, deux des plus grands noms du football français ont craqué.
 
Alors bien sûr, pour être un champion, il faut être un tueur, parfois filtrer avec les limites du jeu. On ne naît pas champion, on le devient, c’est une leçon de vie. Mais l’autre, celle de l’éducation de ces deux garçons, si souvent présentés comme des icônes intouchables, où est-elle ? Loin de moi l’idée de trouver quelconque travers à ces personnes, qui serais-je pour discréditer les parents de deux trentenaires qui ont tant prouvé, l’homme se construit en partie par lui-même. Il s’est perverti, au nom d’un jeu devenu trop grand pour moi.
 
Je suis toujours un amoureux du sport, mais comme disait le poète éponyme, « il n’y a pas d’amour heureux. »

Par Florian TOUMIT
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