Malgré le scepticisme ambiant, c'est
un PSG à la hauteur des attentes qui a reçu Lyon, hier, pour la clôture de la 6e journée de Ligue 1. Dans un Parc des Princes bouillant, le collectif parisien a affiché des valeurs
importantes aux yeux de ses supporters et, malheureusement, trop rares ces dernières saisons. Cependant, cela n'aura pas suffit: les efforts ne sont pas récompensés, la faute à un
OL tenace et à une égalisation contestable.
Il ne fait maintenant plus aucun doute: il y a un effet Kombouaré, c'est flagrant. Hier, alors que Paris devait faire sans Sessegnon et sans Erding, Lyon aurait pu repartir bredouille, ce que peu
de personnes auraient envisagé, moi le premier. Ne vous y méprenez pas, la qualité de jeu proposée n'était pas extraordinaire, et la domination parisienne parfois intermittente, mais le PSG a
fait avec ses armes et a séduit ses supporters, faute d'avoir engrangé des points. Solides, courageux, généreux, disciplinés, Kombouaré avait gonflé ses poulains pour cette rencontre contre
Lyon. D'ailleurs, le fait d'avoir recadré les joueurs décevants du match perdu à Monaco a servi: mis à part Hoarau, l'ensemble du collectif parisien a réalisé une bonne prestation.
Luyindula dans un rôle de meneur-ailier gauche a peut être réalisé sa plus belle sortie sous ses couleurs parisiennes, Armand a fait lui un match enfin digne de son talent (ce qui ne lui était
plus arrivé depuis le début de la saison) et Giuly a prouvé qu'il avait des qualités de meneur de jeu, ce que Paul Le Guen avait du mal à percevoir.
Avec un groupe solide, puissant et serein (à l'image de Sakho, Makélélé et Clément), Paris a d'abord étouffé son adversaire, a bien quadrilllé son terrain et n'a donc pas subit.
Entreprenants avec la balle, les "rouge et bleu" ont ouvert le score par Giuly et réalisé une première période pleine. Mais les entrées successives de Gomis, Pjanic et Ederson,
durant la seconde période, ont changé la donne: Lyon s'est réveillé petit à petit et a obligé le PSG à reculer, à subir et à procéder par contres. Ces derniers ne se
sont pas démontés pour autant, et ont continué à se procurer quelques occasions. Mais en vain...La faute à un Guillaume Hoarau amorphe et exaspérant. Comme souvent dans ce genre de
scénario, à force de vendanger, on se fait sanctionner. Le but lyonnais de Gomis fait polémique parce que hors-jeu il y a, certes, même s'il n'est pas flagrant et qu'il récompense, tout de
même, les efforts lyonnais (surtout les sauvetages de Lloris) et punit des parisiens encore un peu "naïfs"...
Pour Lyon, la spirale positive estivale se poursuit, comme quoi, avoir un banc ça aide: malgré l'absence de Bastos, les possibiltés offensives étaient nombreuses. Puel s'est servi de
Lisandro, Govou, Delgado, Gomis, Ederson, Kallstrom et Pjanic lors de cette rencontre, et à réussi à faire sauter le verrou parisien. En face, le petit effectif ne laisse que peu
de possibiltés à Kombouaré. Heureusement que Jallet, joueur inconnu de beaucoup il y a peu, a passé un pallier. Recruté pour dépanner, il profite de l'absence de Sessegnon pour être
titularisé. Sur la continuité de ses entrées, il a réalisé un gros match. En le titularisant, Kombouaré ne possédait plus que Chantôme comme remplaçant fiable sur lequel il avait des
certitudes. Vraiment trop juste.
Et maintenant? Pour la bande à Aulas, pas de soucis, la saison commence même mieux qu'il l'espérait. Pour Paris, c'est quand même un gros coup pris sur la tête ces trois buts pris en fin de match
contre Monaco et Lyon. Au final, un seul point pris en une semaine! Le coeur et le courage, c'est bien mais faudra être vite récompensé pour que le moral suive, puisque quand "tête va,
jambes vont"...
Vidéo: bonne période parisienne (avec coup franc de Céara et bel arrêt de Lloris) permettant de juger de la
ferveur au Parc des Princes.