Pour beaucoup, les premières journées
n'étaient qu'une mise en bouche. Après deux nuls et deux victoires, et une trève internationale, l'OM a enfin lancé sa saison avec une victoire lors du déplacement au Mans. Premier
match pour Lucho, sans Heinze et avec l'obligation de prendre trois points afin de ne pas être largué au classement, ce match avait tout d'un traquenard, sachant que tout le monde a plus que
jamais la tête au match de Ligue des Champions contre Milan...
"Opération trois points" tel était le nom de la mission marseillaise au Mans! Après deux nuls successifs (contre Rennes et Bordeaux), on comprend aisément pourquoi le besoin de
points se faisait sentir, surtout quand on a de l'ambition. A quelques jours de la rencontre face au Milan AC, ce déplacement que l'on aurait pu pensé être secondaire ne l'était finalement pas! A
un tel moment, on peut imaginer qu'un nul ou qu'une défaite aurait plongé l'OM dans un doute néfaste pour une entrée en scène en Ligue des Champions, à la maison, face à l'historique adversaire
milanais. Et puis, ce déplacement dans la Sarthe permettait de faire une revue d'effectif et surtout de voir officiellement Lucho pour la première fois. Du coup, avec en plus l'absence de
Heinze, c'était un OM nouveau sur la pelouse mancelle. Un 4-4-2 avec un milieu en losange composé de M'Bia en 6, de Lucho Gonzalez en meneur axial et de Cheyrou et Abriel en relayeurs
excentrés.
Ce ne sera finalement pas Lucho qui eclaboussera de son talent cette rencontre, mais bien le duo que l'on ne pensait plus d'actualité à l'intersaison: Niang-Brandao. En effet, Mamadou fidèle à
lui même et à sa réputation de meilleur buteur du championnat en activité! Il y est allé de son beau but afin d'ouvrir le score rapidement, au quart d'heure de jeu. Une ouverture
méritée puisque en première période, l'OM a été dominateur et a mis du rythme. Le terrain bien quadrillé, le territoire manceaux était envahi mais l'avance n'était que d'un but, pas cher
payé.
Celui qui a marqué des points est sans conteste Brandao. La brandade est bien fraîche, courageuse, collective, affûtée, dynamique et prolifique. On avait cru comprendre que Deschamps ne
comptait pas sur lui et que ce n'était pas le plus populaire des joueurs, mais il est clair qu'il veut bousculer la hiérarchie! Une passe décisive et un but, dans un match qui se finit à
1-2, on peut parler d'homme du match! D'autant plus que la machine marseillaise n'y était plus en début de deuxième période. Après la pause, on a senti la bande à Didier dominée et affaiblie,
ayant perdu son football. Du coup, Le Mans a sonné la révolte, un coup franc sur le poteau puis peu après une égalisation de Maïga...Et c'est au moins bien de l'OM, en pleine période de
flottement, que Brandao place magnifiquement de la tête un coup franc de Cheyrou. Une aubaine, oui, parce que suite à ça, les Marseillais sont remis sur les bons rails: Valbuena
remplace Lucho, Morientes, lui, Niang et les voila partis pour placer de dangereux contres, rejouer plus haut et imposer leur rythme.
C'est finalement une victoire méritée si l'on s'arrête sur les chiffres (deux fois plus de tirs côté marseillais et une possession de balle de 55%) mais l'OM a semblé trop fragile à un
moment (début de deuxième période) et aurait pu tomber dans un traquenard, alors que menant au score, et après s'être procuré autant d'occasions, ils auraient du se mettre à l'abris.
L'arrière garde marseillaise (Hilton-Diawara) n'a pas été exemplaire et Lucho a semblé un peu juste physiquement. Néanmoins, Deschamps ne peut que se réjouir de faire une bonne opération en
ramenant 3 points de Léon-Bollée, une première dans l'histoire des Le Mans-OM et d'avoir peut être trouvé son système de jeu. Une victoire qui fait du bien, qui permet de préparer dans la
sérénité la coupe d'Europe et surtout, qui nous rappelle que les Cheyrou et Niang sont plus que jamais les hommes clés de la machine marseillaise...Tout comme Brandao?
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